Charles Demangeau, qui a repris les rênes de l’entreprise après son père, s’est retrouvé face à un constat critique : tout passait par lui. De la négociation commerciale au suivi des travaux, jusqu’à la gestion des fournitures du quotidien, le dirigeant était devenu le point central par qui transitait toutes les décisions. Ce qui fonctionnait par le passé n’était plus adapté à la réalité d’une entreprise qui a triplé ses effectifs.
Pendant que son père quitte progressivement l’entreprise, Charles Demangeau se retrouve seul aux commandes :
- Le modèle de gouvernance l’interroge.
- Son omniprésence dans tous les processus de l’entreprise le préoccupe.
- Le symptôme est concret : sa comptable vient le voir toutes les trente minutes pour la moindre décision
- Il négocie lui-même des sujets à 100 euros, il gère jusqu’aux achats de produits d’entretien.
« Je faisais tout, j’étais trop opérationnel. C’était dangereux et énergivore. »
Charles DEMANGEAU – Dirigeant – Douillard Charpente
Il tente d’abord de résoudre seul le problème : un paperboard, une liste exhaustive de tout ce qui se passe dans l’entreprise et une tentative de répartition des tâches. Mais cette approche n’aboutit pas. Entre temps le récent dirigent rejoint le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants). Un premier petit-déjeuner découverte parmi ses pairs agit comme déclic.
« Je suis rentré dans ma voiture et je me suis dit : là, tu vas dans le mur. Ce n’est pas normal, l’entreprise ne peut pas tourner comme ça. »
Si la nécessité d’évoluer est actée, reste à trouver la voie de cette transformation. C’est le CJD* qui lui souffle une piste plus structurée : la gouvernance partagée.
