L’entreprise éco-responsable : en vert et avec tous

Sébastien Thouvenin

Publié le 1 Mar 2022

Sommaire

De plus en plus d’entreprises s’engagent, à petite ou à grande échelle, sur la voie de l’éco-responsabilité. Une démarche profitant à la santé de la planète et à l’emploi dans les territoires, mais aussi aux entreprises elles-mêmes, qui y gagnent en image et en performance.

Un constat alarmant mais enfin audible

Les organismes de protection de l’environnement se sont longtemps heurtés à une étonnante absence de réaction de la part de l’opinion publique. Leurs analyses reposent pourtant sur des faits scientifiques bien plus crédibles que la simple étude des présages célestes. En 2021 et 2022, les rapports du GIEC montrent ainsi que le changement climatique est maintenant une réalité qui touche la planète entière, causé de façon incontestable par l’activité humaine. De façon encore plus concrète, l’Observatoire Nationale de la Biodiversité explique qu’une espèce sur cinq peut être considérée comme étant en voie de disparition.

 

Seule bonne nouvelle : le temps de la sourde-oreille semble prendre fin. Mené par les jeunes générations, le combat pour la sauvegarde du vivant a pris un nouvel élan. Chacun, à son échelle, cherche à faire avancer les choses. Les entreprises prennent leur part.

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Ambition morale et pragmatisme

Qu’est-ce qu’une entreprise responsable ? La Commission européenne, jamais avare d’une nouvelle certification, en a donné une définition : est considérée responsable une entreprise intégrant à sa stratégie et à son fonctionnement, en plus de son activité commerciale, les préoccupations sociales et environnementales. 

Cette transition des entreprises visant uniquement le profit vers une forme de responsabilité n’est pas récente. Dès l’année 2001, la France tentait de rendre les entreprises plus vertueuses avec la loi NRE (Nouvelle Régulation Economique). Si la réglementation concernait alors les très grandes entreprises, le mouvement est aujourd’hui global, au point que certains n’hésitent pas à comparer cette révolution écologique à la Révolution Industrielle du XIXe siècle. Une révolution qui pourrait coûter cher. D’après l’économiste Nicholas Stern, amener l’ensemble des entreprises des pays du G7 à l’objectif zéro carbone coûterait 1.000 milliards de dollars ! 

Une dépense que de nombreux grands groupes semblent prêts à faire, et pas forcément les plus attendus. Ainsi, aux Etats-Unis, les groupes Exxon Mobil et Chevron, pas spécialement connus pour être « green-friendly », ont fait pression sur les pétroliers afin qu’ils respectent leurs engagements climatiques. En France, c’est l’entreprise Vinci qui souhaite diminuer la pollution liée à la route en luttant notamment contre « l’autosolisme » (l’utilisation d’un véhicule par une seule personne). Comme dans de nombreux domaines, c’est la crise liée à la Covid qui, pour beaucoup, a servi de déclencheur, comme l’expliquait au Figaro Bertrand Piccard, président de l’entreprise aéronautique Solar Impulse : « Nous avons pris conscience que le monde d’avant l’épidémie était un monde fragile et vulnérable et que nous ne pouvons plus nous comporter en prédateurs face à l’environnement ».

Mais si les entreprises sont prêtes à investir au niveau environnemental et social, c’est aussi pour une raison plus triviale : tout le monde y gagne ! Différentes études ont en effet montré que les entreprises responsables obtenaient de meilleures performances globales, financières notamment, et avaient structurellement plus de facilité à innover. Elles évitent aussi de nombreux risques liés aux personnes et les coûts afférents : cela peut sembler évident, mais bien s’occuper de ses salariés, c’est éviter les maladies, les absences et les conflits sociaux…

Enfin, dans un monde où la transparence est de mise, une démarche responsable, à la condition qu’elle soit sincère, permet de créer un lien avec le tissu social local, d’éviter les boycott et de faciliter son recrutement. Dans un marché souffrant de la pénurie de talents, une démarche éco-responsable est un facteur différenciant pour se distinguer des autres recruteurs : avoir un travail qui a du sens et qui bénéficie à la société est aujourd’hui un critère de choix mis en avant par les salariés, parfois autant que la proposition salariale.

Une législation en constante évolution

La France est l’un des pays les plus dynamiques dans la transition vers le modèle éco-responsable. D’après une étude de l’IFA (Institut Français des Administrateurs), plus de 60% des Conseils d’administration disposent d’un comité dédié à la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale), contre seulement 25% en 2015. La plateforme Ecovadis, qui évalue le niveau de responsabilité des entreprises, a même classé la France à la troisième position mondiale, derrière la Suède et la Norvège, mais loin devant l’Allemagne (15e) et les Etats-Unis (25e).

Ces performances sont accompagnées par une série de mesures législatives visant à encourager les entreprises dans leur progression. L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) centralise les différents sujets et dispositifs. Et ils sont nombreux ! Pas moins de 56 aides financières peuvent ainsi être demandées par les entreprises, quelle que soit leur taille, afin d’avancer sur leurs problématiques : décarbonation pour l’industrie, économie circulaire, tourisme et agriculture durables, opérations de communication…

Les entreprises vertueuses peuvent par ailleurs prétendre à un label. Là encore, les possibilités sont nombreuses. Le label Lucie est par exemple attribué sur demande aux entreprises répondant aux sept questions principales de la norme ISO26000, à savoir : 

  • Gouvernance éthique
  • Respect des Droits de l’Homme
  • Conditions de travail et dialogue social équilibrés et justes 
  • Prise en compte de l’environnement
  • Bonnes pratiques dans les affaires et lutte contre la corruption
  • Souci de la santé et de la sécurité des consommateurs
  • Aide au développement local

 

En 2017 puis en 2019, le gouvernement français a franchi une nouvelle étape avec le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE). La loi qui en a découlé a notamment institué un nouveau statut, l’entreprise à mission, pour les groupes s’engageant à rechercher, en plus du profit financier, une amélioration sociale ou environnementale. 

Dans la même optique de simplification, un label européen, le RSE Responsability Europe, a été créé en 2021 afin d’offrir aux entreprises partageant les mêmes valeurs une reconnaissance internationale.

L’éco-responsabilité, des gestes du quotidien…

L’engagement d’une entreprise pour être considérée eco-responsable touche deux sujets : le social et l’environnemental. Qu’il s’agisse de petits aménagements ou de démarches sur le long terme, les actions se doivent d’être concrètes, pragmatiques et mesurables : rien de pire que des mesures d’affichage qui s’apparenteraient à du « green-washing », soit une simple opération marketing, et serait au final très nuisible à l’image de l’entreprise…

Afin de prendre en charge le sujet de façon efficace, certaines entreprises se dotent d’un chief green officer (CGO-, soit, en français, un Chef des Services Écologiques), présent à temps plein ou en temps partagé dans l’entreprise, il est responsable, aux côtés du PDG et du directeur d’exploitation, de la mise en place des engagements de l’entreprise. 

Il peut s’agir d’actions du quotidien dans lesquelles les salariés sont aussi impliqués que la direction. Il s’agit, par exemple, de recycler le matériel de bureau, papier, carton, gobelets en plastique, quand ils ne sont pas tout simplement supprimés, comme les pailles, qui servent de toute façon peu quand il s’agit de boire un café.

La question de l’empreinte numérique est également un sujet dans un monde de plus en plus informatisé. Pour la réduire, une entreprise peut par exemple décider de stocker les données de son site internet sur un hébergeur web vert, qui utilisera des serveurs utilisant le moins d’électricité possible.

Dans la même optique, il est nécessaire de trier régulièrement ses emails. Un seul email représente à lui seul une production de plusieurs grammes de CO2 par an ! Supprimer les données inutiles pour éviter la surchauffe des serveurs est ainsi un geste citoyen, rapide et facile à faire, dès lors que l’on sait bien sélectionner. Conserver le lien d’un article traitant de l’entreprise éco-responsable peut ainsi être utile.

… à la vision globale

Aussi utiles soient-ils, les petits gestes ne sont toutefois utiles que s’ils s’inscrivent dans un projet global avec des mesures structurantes. C’est dans leur conception et leur mise en place que le CGO prend toute son importance, en faisant collaborer les différentes parties prenantes et en assurant une vision globale du sujet.

Pour être responsable, l’entreprise doit avoir une organisation, un modèle, une gouvernance juste et éthique, respectant les salariés et répondant à certaines valeurs. Favoriser le territoire en embauchant des salariés sur place et en faisant appel aux entreprises locales est plébiscité. Il s’agit aussi de concevoir et de produire de la façon la plus responsable possible. En France, les deux postes les plus polluants sont l’énergie et surtout le transport. 

Pour faire diminuer son bilan énergétique, il faut souvent revoir l’aménagement des locaux : le chauffage et la climatisation, limités, doivent répondre à l’exact aux besoins des salariés. Les dépenses inutiles sont traquées. Les grands éclairages au néons, visibles la nuit sur les façades de locaux vides, offrent aujourd’hui une bien mauvaise image aux entreprises qui les font briller et « abiment » la nature : d’après le rapport 2021 de l’Observatoire Nationale de la biodiversité, 85% du territoire français est touché par la pollution lumineuse, qui empêche les êtres humains de voir les étoiles et les animaux de dormir ou de se nourrir.

La question du transport et de l’empreinte carbone est la question de tous. Les trajets domicile-travail des salariés peuvent être source de pollution. Certaines entreprises s’emparent du sujet en incitant leurs collaborateurs à favoriser les « transports doux », comme le vélo, ainsi que le covoiturage.

Plus polluant encore, le transport des matières premières et des produits finis doit être entièrement revu en favorisant les circuits courts. Si le recours aux véhicules électriques est une avancée, des échanges ubuesques doivent simplement être supprimés. Comment comprendre qu’une entreprise française achète sa matière première en Chine, la fasse transformer en France, l’envoie empaqueter en Roumanie, puis rapatrier en France pour vendre le produit fini dans le supermarché du coin ? 

Car ce n’est qu’en revoyant de fond en comble l’ensemble des sujets, avec une vision globale, innovante, consciente et responsable, que la situation pourra réellement s’améliorer. 

Le temps n’est plus à la réflexion mais à l’action.

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